Les entreprises de presse numériques plaident pour “un allègement fiscal”

Plusieurs entreprises ivoiriennes du secteur de la presse qui jugent “trop lourd”, le traitement fiscal auquel elles sont soumises, ont plaidé vendredi pour son “allègement”, lors d’une rencontre qui s’est tenue du 21 au 23 septembre 2016 à Yamoussoukro, la capitale politique.

Ayant “fait un état des lieux de la fiscalité applicable au secteur de la presse”, les entreprises de presse de Côte d’Ivoire demandent au gouvernement “un allègement fiscal”, afin de “favoriser l’essor et la viabilité”, a stipulé le rapport final du séminaire. (Télécharger le rapport)

Ces professionnels des médias ont suggéré à l’Etat de Côte d’Ivoire, une “annulation du stock d’arriérés d’impôts des entreprises de presse depuis leur création, jusqu’au 31 décembre 2016”. Leur “éligibilité (…) à la procédure de remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l’exonération d’une durée de trois ans sur la patente, le bénéfice industriel, commercial pour les impôts de borne forfaitaire et sur les salaires”, etc.

Réunis autour du thème: “du papier à l’audiovisuel et au numérique, quelle réforme fiscale pour favoriser l’essor et la viabilité des entreprises de presse en Côte d’Ivoire”, ces professionnels des médias (patrons de presse et journalistes), issus pour la plupart du réseau de la presse en ligne (REPPRELCI) ont reçu le soutien du ministère ivoirien de la Communication et de l’UNESCO.

En Côte d’Ivoire, la majorité des entreprises de presse écrites sont confrontées à une baisse constante de leur chiffre de vente depuis 2000. “En cinq ans, la vente des quotidiens nationaux a enregistré une chute de 59%, passant de 26.810.252 exemplaires en 2011 à 10.999.073 en 2015”, selon le REPPRELCI dirigé par David Youant.

Une situation qui a fait plonger les chiffres d’affaires jusqu’à “39%”, durant cette même période.

Quant aux entreprises de presse numériques, bien que leur apparition soit évoquée comme “l’une des raisons de la mévente des journaux, nombre d’entre elles évoluent dans l’informel et très peu parviennent à survivre face aux réalités de entrepreneuriat”, toujours selon le REPPRELCI.

Source : Alerte Info