A lire: l’Interview du président du Repprelci paru dans l’Inter

A la faveur du lancement du nouveau prix de la Web rédaction, nous avons rencontré David Youant, président du Réseau de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire. Dans cet entretien qu’il a accordé à L’inter, il passe en revue l’actualité de la presse en Ligne avant d’aborder la situation économique de la presse écrite ivoirienne. Extrait …

(…)On a parfois tendance à imputer cette mévente des journaux à la presse en ligne ?

 Je ne suis pas de cet avis. La solution aux problèmes de la presse écrite dépend d’elle-même. Figurez-vous  qu’il y a 23 titres sur le marché ivoirien. On a des journaux  proches du pouvoir et les journaux de l’opposition. Au milieu, on retrouve trois ou quatre parutions qui sont indépendantes des chapelles politiques. A côté de celles-là, vous avez deux gros blocs qui sont hyper dépendants des chapelles politiques. A l’intérieur de ces deux blocs, les journaux se font la concurrence. On dénombre 5 à 6 parutions dans chaque bloc. Qu’on soit pour ou contre le pouvoir, il y a des concurrents en interne. Parmi  ces concurrents en interne, il y a   des journaux qui ne sont même pas viables.

Des journaux qui sont complètement moribonds et qui empêchent les autres journaux du même bord de grignoter une certaine part du marché.

david youant Reppelci

David Youant, Président du Repprelci

Le  premier constat est que le marché ivoirien  est encombré. Il est impossible à un journal qui fait trois à quatre millions de chiffre d’affaires par trimestre de survivre. Pour  son fonctionnement, un quotidien dépense en moyenne 15 millions par mois. Le deuxième problème de la presse ivoirienne, c’est au niveau de son contenu. J’ estime que la presse ivoirienne est beaucoup émotive. Elle vend plus d’émotion à ses lecteurs. Et elle perd de vue l’essentiel en vendant  souvent des informations déjà sues à ses lecteurs. Les journaux ivoiriens ont un véritable problème de contenu qui n’est souvent pas exclusif.

Le troisième niveau des difficultés de la presse, c’est un problème managérial. Les promoteurs d’organes de presse manquent par moments d’imagination. J’en veux pour preuve aujourd’hui quand vous prenez, le journal ”Le Monde”. Il est en plusieurs déclinaisons. Vous avez ”Le Monde version internet, un format mobile, un format tablette, et un format quotidien qu’on connaît, et un format magazine, qui est une forme de mensuel. Chacune de ces entités a son équipe rédactionnelle autonome qui sont en même temps des supports en terme de publicité. C’est à l’image de tous les grands médias occidentaux qui ont su s’adapter à l’ère  des Tic. C’est à tort qu’on accuse Internet pour la mévente des journaux. Au contraire, L’internet aurait pu être à la base de la croissance des entreprises de presse et du développement des médias en Côte d’Ivoire.

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